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Crédit Photo : Gilles Martin Raget ã "L'image en Provence" |
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Idée week end et court séjour de charme : |
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Les Baux de Provence, Bouches-du-Rhône |
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Découvertes insolites... |
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Dans l'une des plus belles demeures du vieux village des Baux de Provence, chambres d'Hôtes de charme dans une maison d'artiste dont la décoration reflète près d'un siècle de rencontres et d'amitiés. La plus haute bâtisse de la Cité, nichée au coeur du Château et qui surplombe le Val d'Enfer. 150 m2 de terrasses panoramiques. Chambres, suite et appartement avec terrasses privées s'inscrivent dans une architecture semi troglodyte. Accès indépendants. |
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:: Hôtels chambres & maisons d'Hôtes gîtes & autres hébergements autour des Baux de Provence et dans les Alpilles Liens commerciaux |
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Légendes et mystères |
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Si vous arrivez aux Baux par la RD 27, vous serez brutalement plongé dans un décor de sinistre légende. Quelques pins rachitiques peuvent à peine racheter l'austérité de ces lieux qui, dit-on, ont inspiré Dante Alighieri. Les pics rongés par la méchanceté des vents, les crevasses diaboliques, les sépultures venues du fond des âges, tout concourt ici à faire naître cette impression étouffante qui étreint le visiteur. Un oppidum est encore visible, au nord du col de la Vayède. C'est celui des Bringasses. On y accède par un sentier de chèvres pour se trouver brusquement au milieu de taillis sauvages qui mordent chaque jour davantage sur une sorte d'aire encore entourée de restes de remparts. On admirera cet oppidum creusé à même le roc, vestige saisissant de la ténacité des premiers Baussenques. |
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les Baux de Provence légendes et mystères |
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L'oppidum
des Bringasses est certainement situé sur une station préhistorique. Les
hommes de l'âge |
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les Baux de Provence légendes et mystères |
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On
admet maintenant que les Bringassiens devaient parler le ligure et le désuviate,
bien que l'on ignore tout de ces langues. Diodore de Sicile, venu de fort loin
pour les examiner, nous dit |
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Ils
passent ordinairement la nuit couchés à plate-terre, rarement dans des
cabanes, mais plus souvent dans des cavernes creusées naturellement et capables
de les garantir de toutes les injures de l'air. e Au moment où les premiers
Grecs envahissent les comptoirs de la Basse Provence, les Bringassiens
s'aventurent à découvert sur l'éperon même des Baux. De Bringassiens, ils
deviendront ainsi Baussenques. En dehors du rempart qui ceint la pointe Nord,
ils ont laissé deux étonnants cimetières : l'un préromain,
l'autre gallo-romain.
Certaines tombes vous surprendront par leur petitesse : ce ne sont pas des
tombes d'enfants, mais des boîtes contenant des ossements d'adultes démontés,
à cause du manque de place, et soigneusement rangés. Au-dessus des sépultures,
d'habiles rigoles préservaient à la fois les défunts d'un pourrissement prématuré
et les vivants d'une humidité désagréable. |
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les Baux de Provence légendes et mystères |
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Sous
le donjon à demi démoli, se trouve un rocher pointu contre lequel s'adosse un
toit d'origine récente. Il porte un étrange bas-relief, dit les Trémaïé,
qui figure trois personnages assez énigmatiques, puisque certains y voient
les saintes Maries, et d'autres le général romain Marius, sa femme Julia et sa
devineresse attitrée : Marthe. Cette Marthe, salyenne qui jouera un grand rôle
dans la bataille de Pourrières , est ainsi décrite par Plutarque: " On la voyait tous les jours se promener en litière dans les camps, et
lorsqu'elle allait assister aux sacrifices, elle avait une grande mante de
pourpre qui s'attachait à sa gorge avec des agrafes, et elle portait à la main
une pique environnée de bandelettes et de couronnes de fleurs. " C'était une
fille du pays qui avait su s'attacher, par ses charmes physiques ou les
bienfaits de sa sorcellerie (ou les deux), la faveur du général romain et de
son épouse. Peut-être aussi Marius subissait-il l'influence des cérémonies
salyennes auxquelles il aurait assisté à La Roque Pertuse ou à Mouriès. |
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De
la pythonisse blonde, il ne reste que ce rocher gravé où le bon peuple voit
les trois Maries, ou les trois Manus. Encore s'agit-il, peut-être, en définitive,
d'une stèle votive gallo-romaine perpétuant le souvenir d'une riche famille
des Baux. |
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Le
bas-relief des Trémaïé n'est pas le seul vestige de ce culte populaire. A 250
m au S. se dresse un autre rocher gravé, mais moins bien conservé, que l'on
nomme les Gaïé : ce sont deux personnages vêtus de toges. Les inscriptions y
sont difficilement déchiffrables. Néanmoins, les spécialistes y voient un
monument funéraire élevé par un certain Montanus à ses parents. Mais ce nom
de Gaïès vient de ce que les habitants croyaient y reconnaître et y vénéraient
- Caïus Marius. |
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les Baux de Provence légendes et mystères |
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Enfin,
les seigneurs des Baux prirent possession de l'antique piton et planèrent
longtemps, toutes serres ouvertes, au-dessus de ces riches régions. Ils prétendaient
descendre des Baltes, non des habitants de la Baltique moderne, mais des hardis,
rejetons sacrés d'une redoutable famille de Wisigoths. |
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Les
seigneurs des Baux portaient sur leurs armes l'étoile à seize rais, comète
mystérieuse dont les héraldistes ignorent l'origine. La tradition populaire y
voit l'étoile du roi mage Balthazar, dont ces princes voulaient aussi tirer
leur sang. A ,l'asard Bautezar! criaient-ils fièrement. Par une rencontre des
plus inattendues, cette étoile était également l'emblème des Tziganes qui
l'avaient apportée d'Orient. Pour les Provençaux, du reste, il n'y a pas ici
l'ombre d'un mystère : Balthazar est bien venu aux Baux. Quand et comment, nul
ne le sait, mais de jeunes garçons portent encore son nom. |
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les Baux de Provence légendes et mystères |
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Dans
les éboulis proches du Val d'Enfer, s'ouvre le Trau di Fado, le trou des Fées,
la plus spectaculaire des grottes baussenques, et l'antre de la sorcière Tavèn.
Pour la trouver, il faut emprunter le petit sentier qui monte sur le baou de
Costapera, en partant du pavillon de la Reine Jeanne (en réalité, un kiosque
de jardin que fit construire Jeanne de Quiqueran en 1581), dans le vallon de la
Fontaine. |
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les Baux de Provence légendes et mystères |
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Le
premier creux, à l'entrée de la grotte, véritable patinoire d'éboulis, mène
à un terre-plein, lou recatadou de la ratopenado, l'antichambre de la chauve
souris.
Les « ratepenades « avaient fait de la grotte leur repaire. Elles y pullulaient
véritablement, au point qu'on pensa un moment exploiter industriellement leur
guano comme engrais. On fora un puits d'extraction, encore visible, mais les
travaux en restèrent là. Du reste, li ratapenado soun li mousco de l'enfer: les
chauves-souris sont les mouches de l'enfer, disent encore les enfants du pays,
ce qui suffit à éloigner les mineurs les plus aguerris. |
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Au
bout d'un couloir obscur long de vingt pas. vous trouverez lou resauilhadou de
Vincên e Miréïo. la glissade de Vincent et Mireille, souvenir souriant du poème
de Mistral. Un peu plus loin, la grotte de Tavèn vous attend, limitée par un
puits à sec, mais profond de six mètres. C'est là que se tenait la masco, la
dins li sounge envoulido, envoilée dans les rêves. En face, s'ouvrent deux
goulets. Celui de droite mène à la cafourno de la chauchoviéïo, la caverne du
chauche-vieille, ou cauchemar. Par le Pas de l'Agneau Noir, on débouche dans le
cul-de-sac de l'Escounjur, ou de l'exorcisme. Contre le mur, dans le trou des
Sept Chats, la sorcière préparait ses philtres. |
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Dans
l'autre couloir, trône une épaisse stalagmite qui figure le sarcophage de Tavèn.
Ce corridor |
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de
train fantôme, long de quarante mètres, mène. par la chambre de la
Mandragore, à la gorge zigzaguante des Escaravas, ou scarabées. Si vous avez
le courage de vous enfoncer plus loin encore dans ces humides ténèbres où le
moindre cri prend une |
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Plus
près de nous, un homme seul mais que la légende déifia, trouva le courage
d'aller jusqu'au fond du labyrinthe. Il se nommait Abd al-Rhaman. Septième
walli d'Espagne, ce maure tenta de s'emparer de la citadelle, mais fut vaincu par les
indigènes aux environs de Fretta, ville imaginaire qui pourrait se situer aux
alentours de Saint-Rémy-de-Provence. |
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«
Chargé d'un immense butin, écrit D. Poullinet, il voulut cacher en un lieu sûr
dans une des nombreuses grottes des Alpilles, le plus précieux de son trésor.
Donc au milieu de la nuit, accompagné de quelques serviteurs fidèles, Abdérame
se dirigea vers une des grottes qui se trouvent dans le vallon baussenc. Là, à
une profondeur jusqu'à nos jours inconnue, le chef maure, pensant revenir bientôt,
cacha tout un monceau d'or et de pierreries. « (1) Abd al-Rhaman n'est jamais
revenu et depuis sa mort probable personne n'a pu découvrir la cachette. |
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Mais
ce trésor, dont personne ne doute ici, est maintenant gardé par cette Chèvre
d'Or qui fait tant parler d'elle dans tous les lieux provençaux de magie. Près
de Baumanière, dans le vallon, elle lèche les murs qui lui offrent la saveur
du salpêtre; elle tourne et retourne dans les carrières abandonnées; elle
efface à grands coups de sabots les symboles sexuels que des passants aux yeux
égarés ont fait surgir des angles de la pierre. Craignez la Chèvre d'Or, mais
ne la fuyez pas elle seule détient les clefs des innombrables trésors de la
Provence. |
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