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Crédit Photo :              Gilles Martin Raget ã  "L'image en Provence"

 

Idée week end et court séjour de charme :

Les Baux de Provence, Bouches-du-Rhône

Localiser cette région Du chemin qui conduit à l’oppidum des Bringasses, occupé antérieurement au site des Baux de Provence, tels qu’apparaissent comme pétrifiés ces monstres de pierre sculptés par les ciècles et dominant au loin la cité des Baux. Peut-être symbolisent-ils ce monde cruel et orgueilleux qui imposa sa puissance au temps de la féodalité
L’histoire des Baux est intimement liée à la féodalité. Un premier château est construit au Xème siècle, puis le donjon, trois siècles plus tard, vient compléter sa défense. Ces biens, indépendants des comtes de Provence et de l’empereur, constituent « les terres baussenques » et ces territoires, répartis dans une vaste région, lui permettent de jouer un rôle politique personnel au sein du royaume. A sa suite, ce fut une succession de barons batailleurs et orgueilleux, jaloux de leur puissance qui passaient leur temps en intrigues, brigandages, rebellions, assassinats s’il le fallait, pour garder leurs privilèges
Nous retrouvons aujourd’hui, en parcourant les ruelles des Baux de Provence, les Hôtels de Brion, de Manville, de Porcelet, ces demeures abritant de nos jours des musées ouverts au public ; la promenade dans les rues étroites nous invite à imaginer la vie de la cité au Moyen Age quand la seule entée de la ville était la porte Eyguière

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Aux Baux de provence, maison d hotes provence sejour unique dans le sud de la France

Dans l'une des plus belles demeures du vieux village des Baux de Provence, chambres d'Hôtes de charme dans une maison d'artiste dont la décoration reflète près d'un siècle de rencontres et d'amitiés. La plus haute bâtisse de la Cité, nichée au coeur du Château et qui surplombe le Val d'Enfer. 150 m2 de terrasses panoramiques. Chambres, suite et appartement avec terrasses privées s'inscrivent dans une architecture semi troglodyte. Accès indépendants.

 

 

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Légendes et mystères

un décor fantastique

Ticket pour les enfers

Des squelettes démontables

Marius et la devineresse blonde

L'étoile de Balthazar

Le trou des Fées

Une mine peu commune

L'antre des sortilèges

Le labyrinthe de la bête noire

Un trésor de petite Chèvre

 

         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Un décor fantastique

Si vous arrivez aux Baux par la RD 27, vous serez brutalement plongé dans un décor de sinistre légende. Quelques pins rachitiques peuvent à peine racheter l'austérité de ces lieux qui, dit-on, ont inspiré Dante Alighieri. Les pics rongés par la méchanceté des vents, les crevasses diaboliques, les sépultures venues du fond des âges, tout concourt ici à faire naître cette impression étouffante qui étreint le visiteur. Un oppidum est encore visible, au nord du col de la Vayède. C'est celui des Bringasses. On y accède par un sentier de chèvres pour se trouver brusquement au milieu de taillis sauvages qui mordent chaque jour davantage sur une sorte d'aire encore entourée de restes de remparts. On admirera cet oppidum creusé à même le roc, vestige saisissant de la ténacité des premiers Baussenques.

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  Ticket pour les enfers

L'oppidum des Bringasses est certainement situé sur une station préhistorique. Les hommes de l'âge du fer et de l'âge du bronze, attirés par les innombrables possibilités d'habitation qu'offraient les grottes de la région et leurs escarpements inattaquables, ont laissé de nombreuses traces de leur présence. Voici un guerrier enfoui avec son casque de bronze; voici un mort des plus communs serrant entre ses dents une pièce de cuivre, prix d'un ticket pour les enfers. Des monnaies ont été retrouvées un peu partout, et jusque dans le crâne d'un autre défunt!

 

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      Des squelettes démontables

On admet maintenant que les Bringassiens devaient parler le ligure et le désuviate, bien que l'on ignore tout de ces langues. Diodore de Sicile, venu de fort loin pour les examiner, nous dit :

Ils passent ordinairement la nuit couchés à plate-terre, rarement dans des cabanes, mais plus souvent dans des cavernes creusées naturellement et capables de les garantir de toutes les injures de l'air. e Au moment où les premiers Grecs envahissent les comptoirs de la Basse Provence, les Bringassiens s'aventurent à découvert sur l'éperon même des Baux. De Bringassiens, ils deviendront ainsi Baussenques. En dehors du rempart qui ceint la pointe Nord, ils ont laissé deux étonnants cimetières : l'un préromain,  l'autre  gallo-romain. Certaines tombes vous surprendront par leur petitesse : ce ne sont pas des tombes d'enfants, mais des boîtes contenant des ossements d'adultes démontés, à cause du manque de place, et soigneusement rangés. Au-dessus des sépultures, d'habiles rigoles préservaient à la fois les défunts d'un pourrissement prématuré et les vivants d'une humidité désagréable.  

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      Marius et la devineresse blonde

Sous le donjon à demi démoli, se trouve un rocher pointu contre lequel s'adosse un toit d'origine récente. Il porte un étrange bas-relief, dit les Trémaïé, qui figure trois personnages assez énigmatiques, puisque certains y voient les saintes Maries, et d'autres le général romain Marius, sa femme Julia et sa devineresse attitrée : Marthe. Cette Marthe, salyenne qui jouera un grand rôle dans la bataille de Pourrières , est ainsi décrite par Plutarque: " On la voyait tous les jours se promener en litière dans les camps, et lorsqu'elle allait assister aux sacrifices, elle avait une grande mante de pourpre qui s'attachait à sa gorge avec des agrafes, et elle portait à la main une pique environnée de bandelettes et de couronnes de fleurs. " C'était une fille du pays qui avait su s'attacher, par ses charmes physiques ou les bienfaits de sa sorcellerie (ou les deux), la faveur du général romain et de son épouse. Peut-être aussi Marius subissait-il l'influence des cérémonies salyennes auxquelles il aurait assisté à La Roque Pertuse ou à Mouriès.

De la pythonisse blonde, il ne reste que ce rocher gravé où le bon peuple voit les trois Maries, ou les trois Manus. Encore s'agit-il, peut-être, en définitive, d'une stèle votive gallo-romaine perpétuant le souvenir d'une riche famille des Baux.

Le bas-relief des Trémaïé n'est pas le seul vestige de ce culte populaire. A 250 m au S. se dresse un autre rocher gravé, mais moins bien conservé, que l'on nomme les Gaïé : ce sont deux personnages vêtus de toges. Les inscriptions y sont difficilement déchiffrables. Néanmoins, les spécialistes y voient un monument funéraire élevé par un certain Montanus à ses parents. Mais ce nom de Gaïès vient de ce que les habitants croyaient y reconnaître et y vénéraient - Caïus Marius.

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  L'étoile de Balthazar

Enfin, les seigneurs des Baux prirent possession de l'antique piton et planèrent longtemps, toutes serres ouvertes, au-dessus de ces riches régions. Ils prétendaient descendre des Baltes, non des habitants de la Baltique moderne, mais des hardis, rejetons sacrés d'une redoutable famille de Wisigoths.

Les seigneurs des Baux portaient sur leurs armes l'étoile à seize rais, comète mystérieuse dont les héraldistes ignorent l'origine. La tradition populaire y voit l'étoile du roi mage Balthazar, dont ces princes voulaient aussi tirer leur sang. A ,l'asard Bautezar! criaient-ils fièrement. Par une rencontre des plus inattendues, cette étoile était également l'emblème des Tziganes qui l'avaient apportée d'Orient. Pour les Provençaux, du reste, il n'y a pas ici l'ombre d'un mystère : Balthazar est bien venu aux Baux. Quand et comment, nul ne le sait, mais de jeunes garçons portent encore son nom.  

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  Le trou des Fées

Dans les éboulis proches du Val d'Enfer, s'ouvre le Trau di Fado, le trou des Fées, la plus spectaculaire des grottes baussenques, et l'antre de la sorcière Tavèn. Pour la trouver, il faut emprunter le petit sentier qui monte sur le baou de Costapera, en partant du pavillon de la Reine Jeanne (en réalité, un kiosque de jardin que fit construire Jeanne de Quiqueran en 1581), dans le vallon de la Fontaine.

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 Une mine peu commune

Le premier creux, à l'entrée de la grotte, véritable patinoire d'éboulis, mène à un terre-plein, lou recatadou de la ratopenado, l'antichambre de la chauve souris. Les « ratepenades « avaient fait de la grotte leur repaire. Elles y pullulaient véritablement, au point qu'on pensa un moment exploiter industriellement leur guano comme engrais. On fora un puits d'extraction, encore visible, mais les travaux en restèrent là. Du reste, li ratapenado soun li mousco de l'enfer: les chauves-souris sont les mouches de l'enfer, disent encore les enfants du pays, ce qui suffit à éloigner les mineurs les plus aguerris.  

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  L'antre des sortilèges

Au bout d'un couloir obscur long de vingt pas. vous trouverez lou resauilhadou de Vincên e Miréïo. la glissade de Vincent et Mireille, souvenir souriant du poème de Mistral. Un peu plus loin, la grotte de Tavèn vous attend, limitée par un puits à sec, mais profond de six mètres. C'est là que se tenait la masco, la dins li sounge envoulido, envoilée dans les rêves. En face, s'ouvrent deux goulets. Celui de droite mène à la cafourno de la chauchoviéïo, la caverne du chauche-vieille, ou cauchemar. Par le Pas de l'Agneau Noir, on débouche dans le cul-de-sac de l'Escounjur, ou de l'exorcisme. Contre le mur, dans le trou des Sept Chats, la sorcière préparait ses philtres.

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  Le labyrinthe de la bête noire

 

Dans l'autre couloir, trône une épaisse stalagmite qui figure le sarcophage de Tavèn. Ce corridor

de train fantôme, long de quarante mètres, mène. par la chambre de la Mandragore, à la gorge zigzaguante des Escaravas, ou scarabées. Si vous avez le courage de vous enfoncer plus loin encore dans ces humides ténèbres où le moindre cri prend une résonance maléfique, et la moindre glissade semble une facétie de sorcière incommode, vous pourrez visiter la caumo di trevan, cave des fantômes, et le Pas de la Bambaroucho, c'est-à-dire de la Bête Noire. Ce labyrinthe parfait, dont on dit qu'il communique avec bien d'autres souterrains de la région, fut jadis habité. De la mollasse marine qui le tapisse, on a retiré des ossements humains et des vestiges de l'âge de pierre.

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  Un trésor de petite Chèvre

 

Plus près de nous, un homme seul mais que la légende déifia, trouva le courage d'aller jusqu'au fond du labyrinthe. Il se nommait Abd al-Rhaman. Septième walli d'Espagne, ce maure tenta de s'emparer de la citadelle, mais fut vaincu par les indigènes aux environs de Fretta, ville imaginaire qui pourrait se situer aux alentours de Saint-Rémy-de-Provence.

« Chargé d'un immense butin, écrit D. Poullinet, il voulut cacher en un lieu sûr dans une des nombreuses grottes des Alpilles, le plus précieux de son trésor. Donc au milieu de la nuit, accompagné de quelques serviteurs fidèles, Abdérame se dirigea vers une des grottes qui se trouvent dans le vallon baussenc. Là, à une profondeur jusqu'à nos jours inconnue, le chef maure, pensant revenir bientôt, cacha tout un monceau d'or et de pierreries. « (1) Abd al-Rhaman n'est jamais revenu et depuis sa mort probable personne n'a pu découvrir la cachette.

Mais ce trésor, dont personne ne doute ici, est maintenant gardé par cette Chèvre d'Or qui fait tant parler d'elle dans tous les lieux provençaux de magie. Près de Baumanière, dans le vallon, elle lèche les murs qui lui offrent la saveur du salpêtre; elle tourne et retourne dans les carrières abandonnées; elle efface à grands coups de sabots les symboles sexuels que des passants aux yeux égarés ont fait surgir des angles de la pierre. Craignez la Chèvre d'Or, mais ne la fuyez pas elle seule détient les clefs des innombrables trésors de la Provence.

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